istanbul et les autres

Notre 30 secondes de gloire turque

décembre 16, 2009 · 3 commentaires

Les Turcs savent reconnaître des stars quand ils en voient. C’est pourquoi nous avons été convoqués à faire partie de la brochette de vedettes locales pour la grande émission Yaprak Dökümü, un soap comme il s’en fait tant ici.

La scène se déroulait dans un bar huppé de Milano, Italia, d’où l’idée de rassembler un grand nombre de yabancilar (étrangers) pour que ça ait l’air encore plus vrai, parce que dans le fond on tournait le tout dans un club typiquement Istanbulois avec détecteur de métal à l’entrée et déco kitsch à l’intérieur. Une fois sur place, ils ont réclamé un couple d’amoureux pour faire les tourtereaux de la soirée, nous étions là pour la cause. Et beaux que nous sommes, nous avons fait fureur. La réalisatrice a beaucoup trippé sur mon style de slow asymétrique.

Je peux dire qu’ils payent leurs figurants assez bien pour les standards turques… Quand on sait que les gens qui travaillent dans un bar font environ 35 TL par shift de 7 heures et que le tip n’est pas aussi obligatoire qu’à Montréal, voire inexistant, nos 50 TL par personne pour une presque courte expérience bonne à raconter en ces pages étaient quand même dignes de la grosse bouffe qu’on se payerait par la suite.

Étrangement, pour tout l’air que cette manoeuvre à grand déploiement ait pu déplacer, notre scène est arrivée un peu comme un cheveu dans un poudding à l’eau de rose. Tout le long de l’heure et demie que durait ce téléroman mélodramatique aux nombreuses pauses publicitaires (chocolat et détergeant à lessive en vedette), on n’a pas vu une seule fois notre personnage principal apparaître, au point qu’on se disait que ce n’était pas le bon soir.

Puis, tout à coup, au milieu de nulle part, nous voilà en train de frencher au son d’une musique de discothèque douteuse. Tsé, la musique qu’ils mettent dans les téléromans pour que ça donne l’impression qu’on est dans un club branché mais en même temps que ça dérange pas trop les matantes qui écoutent la dite émission, tsé, genre muzak de l’an 2001? C’était ça, mais en plus poche.

Et c’était tellement bref que j’ai failli ne pas avoir le temps de prendre de photos de notre télévision pour éterniser ce moment ô combien fugitif, même si j’avais déjà tout mis en place pour pas ne manquer ma shot.

Bref, je sens qu’on n’a pas souligné notre rôle de composition à sa juste valeur, d’où mon plaisir de vous donner la chance de nous identifier sur les images qui suivent.

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Mauvaise nouvelle pour la Turquie

décembre 12, 2009 · Laisser un commentaire

Le DTP, le parti kurde ayant 21 sièges au Parlement turc, a été interdit hier par  la Cour Constitutionnelle. Le parti a été accusé  de promouvoir la division du pays et de sympatiser avec le PKK, la branche extrémiste du mouvement kurde.

Ce processus bien particulier de la Turquie d’interdire les partis qui menacent l’unité du pays et le sécularisme n’est pas nouveau. Plusieurs partis ont été ainsi bannis. En 2007, le parti au pouvoir, le AKP, a été sauvé d’un vote.

Dans ce cas-ci, le timing n’aurait pas pu être pire. Ces derniers jours, le gouvernement proposait un grand projet de réforme pour accorder de nouveaux droits aux Kurdes. Entre autres, la nouvelle initiative de paix prévoit permettre aux Kurdes d’être éduqués dans leur langue, d’avoir le droit de faire des discours publics en kurde et de redonner le nom kurde à leur village.

Mais avec ce nouveau développement, il y a un gros bidon d’huile qui vient d’être lancé sur le feu. Ça chauffe déjà.

BBC: “Turkish top court bans pro-Kurdish party“.

NPR: “Turk-Kurd Tensions Flare Despite P.M.’s Efforts“.

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S’étendre au soleil

novembre 29, 2009 · 2 commentaires

Les belles journées d’automne, les rues de Tarlabaşi se transforment en sécheuse. Le soir, les vêtements sentiront peut-être comme l’étrange fumée du poêle à bois des voisins: ils font brûler tout ce qu’ils trouvent. Mais ce sera propre, comme une vie neuve.

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Et le sang coulait dans les rues

novembre 27, 2009 · 4 commentaires

Dans le stationnement de mon université, là où les enfants de riches stationnent leur BMW, quelques poules vivent leur vie picorant tranquille, jusqu’au jour où elles se font égorger pour nourrir des gens.

Puis, il y a quelques jours, on a aussi commencé à rassembler sur le terrain vague adjacent d’autres espèces animales, des vaches et des chèvres surtout, sous des tentes en plastique. Ça ressemblait à un espèce de camps de réfugiés, mais pour animaux. En fait, on y préparait la fête d’aujourd’hui, le Aïd el-Kebir, qui s’appelle ici en Turquie “Kurban Bayramı”, la fête du sacrifice. En rappel à Abraham qui a pas été obligé de tuer son fils parce qu’un mouton s’est retrouvé tout à coup sous son couteau sacrificiel.

Bref, l’idée de cette fête, c’est de s’acheter un gros animal et de le tuer pour une méga grosse bouffe familiale. En se baladant dans les rues, on a rencontré quelques candidats esseulés, mais la plupart sont rassemblés sur ses sites de vente. On aurait pu se ramener un boeuf pour souper, mais il nous manquait un peu de cash et de place dans le congélateur.  Selon mes informations, se vendent environ 2000 lires, les grosses vaches. Méga bouffe, je disais.

Voici donc quelques candidats:

Les bêtes se font souvent sacrifier et arranger directement sur le site. Ou dans la rue. Le sang coulait à flot, parmi les tas de fumier et les restes d’entrailles abandonnées. Par moments, je dois l’admettre, un peu dégueu. Je suis gentille, je ne mettrai pas de photos trop hardcore.

Les petites filles mettent leur plus belle robe et les hommes s’habillent chic aussi, tout de suite après avoir égorgé l’animal de leur choix, s’entend.

Et encore une fois, il s’agit d’une occasion pour les enfants d’aller quêter des sucreries chez les voisins.  On s’est donc encore fait prendre sans bonbons quand les enfants ont sonné à la porte. Cette fois, ce sont des clémentines et des pièces de 10 koruş qui ont fait l’affaire. Je commence à mieux comprendre les tites-vieilles qui nous donnaient de décevantes pommes et deux-trois pepperman à l’Halloween.

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Le plan de la mort

novembre 23, 2009 · Laisser un commentaire

Je vous parlais un peu ici de l’organisation criminelle Ergenekon et du “procès du siècle” qui est présentement en cours en Turquie.

Cette semaine, un élément ahurissant du plan qui avait été élaboré pour renverser le gouvernement actuel, dirigé par le parti AKP, a été dévoilé par les médias: l’idée, c’était d’assassiner des personnalités non-musulmanes du pays pour ensuite blâmer le gouvernement (pro-religieux) et semer le chaos dans le pays.

Ouf, en effet. Tout un bon plan, qu’ils avaient, ces garants du sécularisme turc.

Deux articles du Today’s Zaman sur ce qui s’appelle “L’opération Cage”:

“Junta had more munitions to carry out Cage action plan” – avec photos des armes trouvées dans une des caches: pas du petit calibre.

“Taraf faces complaint over ‘Cage Operation’ Report” – le journal indépendant Taraf, qui a sorti la nouvelle jeudi dernier, se ferait maintenant poursuivre par l’armée.

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Dans un champ d’olives près de chez nous

novembre 22, 2009 · Laisser un commentaire

Petit billet juste pour rassurer les gens qui veulent s’installer à Istanbul l’hiver. Il pleut souvent en automne, mais heureusement le gestionnaire météo prévoit quelques belles journées par mois, et pour me faire plaisir, cette fois, c’était un samedi où nous étions motivés pour faire une petite escapade en dehors de notre ville chérie mais ô combien bruyante.

Lever tôt, par rapport à mes standards du moins, pour attraper le traversier de 8:30 qui nous amènerait du port d’embarquement Yenikapi à la ville de Yelova, de l’autre côté de la mer de Marmara. Une heure et demie plus tard, embarquer dans un dolmuş et arriver une autre heure et demie plus tard à Iznik, joli village située aux abords d’un beau grand lac et entouré de fortifications anciennes. En prime, toutes sortes de restes grécos-romains parsemés par-ci par-là, genre: un amphithéâtre peut-être moins impressionnant que les millions d’autres amphithéâtres romains qu’on retrouve ailleurs en Turquie mais quand même assez noble pour attirer aujourd’hui quelques touristes comme nous et assez pratique comme lieu de rassemblement pour les jeunes du village qui veulent fumer en cachette et faire leur frais avec leur ti-scooter.

Il y avait du brouillard au matin.

Le temps de grimper la montagne gorgée d’oliviers qui surplombe Iznik, il fut l’heure d’accueillir le soleil bien chaleureusement (ou c’est l’inverse? en tout cas).

Voici donc des preuves visuelles:

Bien qu’elles soient tentantes, vous le saviez sûrement, les olives ne sont pas bonnes fraîchement cueillies. Elles doivent d’abord être marinées. Je ne sais pas pourquoi, je pense tout d’un coup à Josée di Stasio – vous la saluerez si vous la croisez.

Bref, je note la date pour m’en souvenir quand je serai à pareille date dans un pays plus froid, genre le Québec: 21 novembre 2009, parfaite journée pour une sieste au soleil, sous l’ombre bienveillante du drapeau turc. Il est partout, celui-là.

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Tétris Live

novembre 16, 2009 · 3 commentaires

Bien charger son camion, c’est l’affaire de tout le monde à Istanbul.

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Pas sûre de vouloir me retrouver derrière ce camion-là sur une autoroute.

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La nuit, toutes les fenêtres ne sont pas grises

novembre 16, 2009 · Laisser un commentaire

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Je vous partage la vue de mon balcon, parce que je les trouve jolies, toutes ces fenêtres qui prennent des teintes différentes une fois le soleil couché. Il fait noir plus tôt: c’est l’automne. Je m’enfouis sous les couvertures avec mes livres et compte les gouttes de pluie pour m’endormir.

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Oooouppss, le temps passe vite.

novembre 5, 2009 · Un commentaire

Je constate avec effroi un phénomène fort connu de bien des blogueurs: ils oublient d’écrire pendant un petit bout. Özür dilerim.

Mon diagnostic actuel: problème de temps (je n’en ai pas assez pour tout vivre, alors là, imaginez, tout l’écrire en plus), puis, paresse au niveau du uploadage des photos. Quand ça fait deux-trois jours que mon anecdote est passée, je la trouve passée date et j’ai moins envie de la raconter.

Alors j’écris aujourd’hui sur aujourd’hui, je mettrai les photos la prochaine fois, un jour.

L’automne est commencé, synonyme de pluie et de ti-froid désagréable, mais au moins aujourd’hui le soleil est revenu, radieux. On en a profité pour explorer un nouveau secteur. Une amie nous racontait que lorsque notre quartier Tarlabaşı sera complètement gentrifié, les Kurdes, Roms et autres non-yuppies indésirables au centre se déplaceront probablement vers un quartier nommé Balat, toujours sur le côté européen d’Istanbul mais sur l’autre rive de la Corne d’Or.

On a donc décidé d’aller voir par là, sans plan précis. On a d’abord pris un traversier depuis Kasimpaşa, puis on est descendu au port de Fener. À peine arrivés, on tombe sur une partie  des anciens murs de la ville, forteresse de Constantinople qui date du 7e siècle avant J-C. Ce n’était pas prévu au programme, et puisqu’on n’en avait pas vraiment planifié un non plus, on était d’autant plus contents d’arriver là. Joli spot, qui surplombe un cimetière où reposent quelques héros Ottomans musulmans. T’as pas l’impression que c’est vraiment exploité touristiquement, ça ne coûte rien entrer, ce qui en fait un joli endroit pour aller s’installer dans les jardins et lire. De tout en haut, tu as une vue magnifique sur une immense autoroute. Quelques bouteilles de bières vides traînent sur la forteresse, ce qui laisse entendre qu’il s’agit aussi d’un repère tranquille en soirée pour les gens qui veulent siroter leur bière musulmane en paix.

Puis, balade dans les rues avoisinantes, je ne pourrais dire si on était encore dans le quartier de Fener ou déjà arrivés à Balat. On risque de devoir y retourner si on veut vraiment comprendre les parcours intermigratoires istanbulliotes et explorer Balat dans ses bas fonds. Mais bon, une autre fois.

En poursuivant notre chemin, on s’arrête quelques secondes devant une agence d’immeubles pour comparer ce qui s’offre comme appartements et maisons et à quel prix. Le propriétaire étant fort sympathique, on en profite pour pratiquer notre turc autour d’un thé. Comme il semble très enthousiaste à propos du café Pierre Loti, (“leur café est trop excellent!, mmmmm!!!”, qu’il raconte)  on se dit que c’est peut-être un bon plan.  Pierre Loti, un officier de marine et romancier orientaliste du début du vingtième siècle aurait écrit de grandes oeuvres sur la Turquie depuis l’emplacement du dit café. On poursuit donc notre balade dans le quartier Eyüp, le gentil agent immobilier nous ayant vaguement indiqué la direction, tout en nous rassurant que tout le monde saurait c’est où.

On tombe sur une immense mosquée, et le nombre de kiosques à souvenirs musulmans nous font comprendre qu’il ne s’agit pas juste de la petite mosquée du coin. Et pourtant, les souvenirs ne s’adressent pas au touriste de type Lonely Planet. Ils n’y vendent que des bidules pratiques pour une visite à la mosquée: livres de prières, compteurs de prières, voiles. On en a profité pour s’acheter des espèces de bas de cuir trop hot, qui en réalité servent de pantoufles pour la mosquée. L’aquisition la plus cool possible dans ce genre de magasin. Bref, la mosquée abrite aussi la tombe d’un des grands chums du Prophète, un dénommé Abbu Ayyub al-Ansari (vive Wikipédia) alors c’est pourquoi des Musulmans de partout viennent y faire leur pellerinage.

Cette journée sans programme touristique devenait de plus en plus remplie d’attractions de haut niveau. Rendu là, le café Pierre Loti, on s’en foutait un peu à la limite, mais les gens sur notre chemin nous voyaient et sans qu’on ne leur demande quoi que ce soit, nous pointaient une direction en disant “Pierre Loti, c’est par là”, genre que deux peaux pâles perdus dans le coin n’aurait nul autre intérêt que cet endroit. Plus le choix d’y aller.

La route était longue, tout en haut d’une montagne dont il fallait faire le tour plusieurs fois. Plus le nombre de gens nous indiquant le chemin sans qu’on ne l’ait demandé se multipliait, plus on se demandait si l’endroit n’était pas en réalité une usine à saucisses faites de chair de touristes aux mollets de béton ou, option plus réaliste, une simple trappe à touristes (ie. sollicitation désespérée de toutes parts – $$$) qu’on voudrait fuir au plus vite une fois arrivés.

Et pourtant, non, endroit à vue incroyable, le café turc est effectivement un des meilleurs qu’on ait bu jusqu’à maintenant et pas nécessairement plus cher que ce qu’on trouve à Taxsim, un peu peut-être, mais ça vaut le détour et le coût.

Comble du programme réussi, pour redescendre, on constate qu’un funiculaire se trouve juste à côté du café, on n’aura pas à se retaper tout le trajet. Pour 75 cents, on se tape les derniers rayons de soleil du jour perchés dans une petite boîte en suspension qui nous ramène juste à côté du traversier. La vie est bien faite.

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Mais ça ne fait pas le bonheur de tout le monde

octobre 25, 2009 · Laisser un commentaire

L’autre soir, on voit une immense bannière imprimée accrochée dans une rue du centre-ville.  Ça disait quelque chose comme :

“Bizi yok sayanlara: Ne mutlu Türküm diyene”

On essaie de décoder, en se disant que ça devait être lié aux Kurdes… Je mentionnais déjà ce dicton d’Atatürk ici. Un type nous voit en train d’essayer de lire et nous explique que c’est lui et d’autres commerçants du coin (des hôtels huppés) qui ont payé pour faire imprimer cette bannière. Interprétation: “ne nous comptez pas parmi ceux qui doivent être heureux d’être Turcs”.

Pourquoi?, qu’on lui demande. “Avez-vous vu ce qui se passe en ce moment? Ils donnent l’amnestie à des membres du PKK.” (Pour être plus précis, parmi les 34 Kurdes qui sont revenus des camps en montagne, seulement 8 étaient officiellement membres du PKK, et même ceux-là avaient été sélectionnés parce qu’ils n’avaient jamais été chargés criminellement.) Mais peu importe, visiblement amer, le type, il n’était pas content de la chose. On peut imaginer le nombre de gens qui réagissent de cette façon aussi. Tu te fais convaincre d’aller combattre des terroristes, en conséquence des membres de ta famille, tes amis meurent pour cette guerre et puis tout à coup, les ennemis reviennent en héros. Des décennies de propagande ne disparaissent pas en un jour et, surtout, les morts restent partis à jamais.

Nous qui pensions naïvement qu’entamer des démarches de paix, ça ne pouvait que réjouir tout le monde, nous étions corrigés.

Par ailleurs, la vérité derrière tout ça est beaucoup plus complexe. Cet État profond que je mentionnais aussi aurait lourdement participé à alimenter toute cette guerre, puisque l’armée peut évidemment justifier son pouvoir beaucoup plus facilement en temps de crise. Ici, un article intéressant sur cette triste dynamique.

Quand la vérité sera réellement mise à jour, ils seront sûrement beaucoup plus nombreux à exprimer leur dégoût.

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